Synopsis :

« Derrière chaque paradis, il y a un enfer. Bienvenue en Polynésie !

Dans le lagon de Moorea, les eaux calmes et bleues bercent quelques voiliers tranquilles. Les cocotiers dansent au vent. Les tiarés exhalent leur parfum. Pourtant, à l’abri de la forêt, des flammes se fraient un chemin vers le ciel. Lilith Tereia, jeune photographe, tourne son appareil vers le bûcher. Devant son objectif, des bras, des jambes, des troncs se consument. Et quatre têtes.

Pour quels dieux peut-on faire aujourd’hui de tels sacrifices ? Avec Maema, journaliste au quotidien de Tahiti, Lilith est happée dans le tourbillon de l’enquête. Les deux vahinés croiseront le chemin d’un homme venu de France chercher une autre vie. Un homme qui tutoie la mort.

Mon avis :

Depuis environ un an, mon dragon dévoreur de livres ingurgite beaucoup de thrillers, de romans policiers et de romans noirs. Avec « Le Bûcher de Moorea » écrit par le parolier Patrice Guirao, je voulais découvrir la Polynésie Française à travers les mots de quelqu’un qui sait de quoi il parle, puisqu’il est arrivé là-bas en 1968.

Le voyageur est à peine descendu de l’avion que déjà le parfum des fleurs de tiarés se mélange à l’odeur du sang. J’entends par là, que ce livre n’est pas à mettre entre toutes les mains car les responsables du crime en question, font preuve d’une extrême violence. C’est à Mooréa, une île située en face de Tahiti, que Maema et Lilith nous sont présentées. L’une est journaliste, l’autre est photographe et c’est plus d’une fois qu’en suivant leurs pas, le lecteur sera abasourdi par la beauté de la Nature mais aussi par la cruauté des hommes. Sans rire, j’ai bien cru que le Diable en personne, était à l’origine du massacre !

J’ai été captivée par les anecdotes concernant la vie des insulaires. J’ai même souvent essayé de prononcer à haute voix, les expressions répertoriées dans le glossaire. J’ai beaucoup aimé la façon de penser de Raymond, l’oncle de Lilith. Niveau originalité aussi, l’ancien aiguilleur du ciel à tout bon et je crois que l’envoûtement aurait pu être total si je n’avais pas été dérangée par ce qui, semble être la bonne conscience d’un soi-disant artiste de la Mort (dont je n’ai d’ailleurs, pas complètement saisi les motivations). Les interventions du rat doué de parole, m’ont souvent exaspéré. J’ai trouvé qu’il n’apportait rien à l’intrigue. Je n’ai pas compris non plus, pourquoi les investigations concernant cette tuerie passaient en second plan alors qu’il s’agit du titre du livre.

Après cette lecture en demi-teinte, j’attends beaucoup de « Les disparus de PUKATAPU », à paraître en janvier 2020 car de nombreuses questions sur les personnages secondaires sont restées en suspens :).